Le fardeau du diabète et la détresse liée au diabète sont souvent confondus, alors qu’ils ne recouvrent pas exactement la même réalité. Une personne peut, en théorie, supporter un fardeau important tout en ressentant peu de détresse, si elle dispose de mécanismes d’adaptation solides et d’un bon soutien.
La détresse liée au diabète représente une forme spécifique de charge émotionnelle, directement associée à la gestion de la maladie. Ce concept est aujourd’hui bien identifié comme un état fréquent chez les personnes vivant avec un diabète. Les données disponibles montrent que près d’un patient vivant avec un diabète de type 1 sur 2 a un niveau élevé de détresse liée à son diabète. (3)
Cette détresse peut être émotionnelle, liée au découragement ou à la peur de l’avenir, organisationnelle, face aux exigences de la gestion thérapeutique ou interpersonnelle, lorsqu’elle affecte les relations avec les proches ou les soignants. Elle survient ainsi lorsque les exigences imposées par la maladie dépassent les ressources et les capacités d’adaptation de la personne. (2)